La Voix d'un de ceux du Silence

25 mai 2009

Samsahra

carnival_by_GabriDreams
Carnival by GabriDreams

Dans un soupir printanier que je respire, j'aspire à la plume des sylphes,
Celle à qui je me confie lorsque les certitudes s'effondrent en souvenirs,
L'horreur du monde et mon coeur sont deux sphères qui n'ont jamais commercé,
Je m'enferme pour un nouveau cercle à dépecer, un songe éthéré où je suis serein.
Je m'en vais drappé de silence, l'oeil scrutant les semblables dans l'ombre célestine,
La poche de lumière entrelacé à mon sourire s'en retourne alors au sol,
Bercée comme une graine de salvia : chemin nacré vers un soleil sacré.

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Corps sait

Falling_Poison_by_LostFable
Falling Poison by LostFable

Je souris je crois ce matin,
Je croise un sourir dans sa main,
Un baluchon, ses souvenirs
A l'image d'un moi sans rire
C'est aujourd'hui que je m'en vais
Mais,
Mon pied agile reste ancré
Sur la cime de la forêt.
J'étais
Un brin fébrile et mur-muré,
Je m'en vais ; je ne reviendrais.

Ma petite maison en rond,
Vidée de ses tableaux de Maître
De ses livres de lois cosmiques,
Il n'y a plus qu'un rire enfant,
Je m'en vais plein, en chantonnant
Les ronrons du baiser de Dieu.
...
Va-t-en! Ô, sacripant karmique!
Sans famille, sans joyeux Maîtres,
D'être Tout, voilà qui est bon.

Viens prendre un thé mon cher Lao,
J'aimerais voir le doux sifflet
Muer le souffle d'un oiseaux,
Là-haut je fredonne enchanté.
L'univers est la mélodie
De mon choeur, vierge flamboyante,
Je viens à ton sein sans un bruit
Former l'amour d'un lait bouillant,
Puissè-je avoir encore famille
Si ce n'est le parfum solaire,
Puissè-je être encore désiré
Quand le tout n'a qu'un nom pour nous ?

Hop! Il glisse hors de la rîme et des sentiers !

"J'aime ce délicieux parfum dans les cheveux de ma reine,
Cette frissonnante douceur chatouaillée
Par toutes ces peaux que j'ai pu chouailler,
Du bien fait à mon tissu d'humanité
Y a-t-il caresses plus douces que la musique des êtres ?
Toutes ces questions ! Je me sens joyeux et innocent,
J'aime rencontrer ces charmantes sylphes, ces elfes,
La guerre est une cicatrice dans le cosmos de mon regard,
Avant-hier en armes, hier d'un oeil de blasphème, sans même
Se rider du poison distillé en vapeur anorexique, sans peines
Pour ces coups de poignard dans la mousse du tissu stellaire.
Merci de m'avoir égorgé et écoeuré, je me sens vidé d'un trop,
Ce cheval qui allait sans que ma main chasse sa bride ou sa croupe,
Je me suis assis sur les sceaux, oui! j'ai retirer la selle de Babel,
Sans attaches je me retourne à mon essence, d'une étincelle au big bang."

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